Expositions temporaires

Chaque année depuis 2007, la Société de Géographie présente dans son Musée de la Vieille Paroisse, à l'occasion de la Journée du Patrimoine, une exposition temporaire qui reste ouverte au public jusqu'en décembre.

Ces expositions présentent des cartes et documents divers tirés des archives de la Société, concernant des parties du monde auxquelles les sociétaires s'intéressèrent dans la deuxième moitié du XIXe et le début du XXe.

Les étrangers à Rochefort durant la Guerre 1914-1918

EXPOSITION INAUGURÉE POUR LES JOURNÉES DU PATRIMOINE (17 et 18 septembre 2016)

Visible ensuite jusqu’en mars 2017

au Musée archéologique dela Vieille Paroisse 

Tous les mercredis après-midi

Comment les étrangers ont-ils été traités dans la ville-arsenal?

Suivant leur nationalité, ennemie ou amie, suivant leur statut social et l’évolution de la conjoncture, ils ont été accueillis différemment.

Seize panneaux illustrés de documents et trois vitrines examinent les situations

- des prisonniers de guerre austro-allemands à distinguer des internés civils « indésirables »,

- des suspects d'espionnage,

- des réfugiés belges, alsaciens-lorrains et du Nord de la France occupée,

- des soldats et travailleurs « coloniaux »

et des représentants des pays alliés, surtout Américains qui installent deux bases à Rochefort à la fin de la guerre. 

Entrée Gratuite

Une brochure est en vente au prix de 15€

Expo 2015-Les Femmes a Rochefort durant la guerre 1914-1918

Ouverte du mois de septembre 2015 à février 2016

Ouverte au public tous les mercredis (14h30-18h) et sur réservation  pour les groupes (05 46 87 59 91 ou 05 46 87 50 91)

Dans la suite du cycle sur la guerre 14- 18, l’exposition a obtenu le label du Centenaire.
 
Des recherches précises sur une dizaine de sujets apportent une vision renouvelée du rôle et de la place des femmes dans cette ville de l’arrière (démographie, famille, travail, mode, éducation, criminalité, prostitution, arts et distractions...)
Des objets sont exposés (robes, dessous [pantalons fendus, gorgerette...], poupées, jouets de filles, landau avec un vrai bébé, livres d’école, art de la guerre, et tableau de Lucienne Epron (une aquarelliste rochefortaise amie de Loti) prêté par le Musée Hèbre St-Clément...).
 
On écoute aussi des chansons en regardant des petites vidéos: La Madelon, Les tourneuses d’obus (ou les poileuses), La chanson de Craonne (Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes!)
 

Les femmes ont remplacé une partie des hommes au travail notamment à l'Arsenal (fabrication des obus) ; elles ont assumé souvent seules les fonctions de chef de famille ; elles ont dû subvenir aux besoins du foyer, mais elles n’ont pas participé à la direction de la vie publique.

L’impression qui domine est celle du maintien du statu quo, avec des évolutions dans certains domaines comme celui de la mode mais qui ne bouleversent pas le rapport des genres, et peut-être dans les conduites sexuelles. Mais on reste loin de l’émancipation féminine. 

Tout cela est analysé et illustré dans une brochure en couleurs de 56 pages.

Entrée gratuite. 

 
 

Expo 2014- La Solidarité à Rochefort durant la guerre 1914-1918

EXPOSITION du mois de septembre 2014 à février 2015

Comment les institutions et la population de Rochefort ont pris part à la mobilisation du Peuple français dans cette « guerre totale » ? Jusqu’où et comment la solidarité s’est-elle manifestée sous forme matérielle et morale dans cette ville provinciale de « l’arrière » ?

Une dizaine de panneaux donnent à voir les initiatives des différentes « œuvres de guerre » venant en aide aux « victimes de guerre » : veuves et orphelins, blessés et mutilés, prisonniers, refugiés… Dans 5 vitrines: 3 oeuvres originales achetées par la ville en 1917,  des objets de l'art des tranchées, le parcours du soldat Chatagneau, la censure dans les Tablettes, Pierre Loti propagandiste patriotique.

Cette exposition est complétée par une brochure illustrée de 52 p. (15€)

Pour les groupes de personnes intéréssées, il est possible de prendre rendez-vous en dehors des mercredis, téléphonez au  05 46 87 50 91 ou  05 46 87 59 91. 

Beau succès de la Nuit des musées le samedi 17 mai 2014

 

Photos Alain Durand et Jean Talon

154 personnes ont rendu visite au musée archéologique de la Vieille Paroisse.

Les visiteurs étaient accueillis par un manant. L'animation était assurée par des membres de l'atelier de calligraphie de Rochefort en costume médiéval, qui firent des démonstrations de travaux d'écritures médiévales et présentèrent leurs oeuvres. On pouvait se faire expliquer et même prendre crayons et pinceaux pour tester son talent.

Le monde de Demy était illustré par des affiches et notamment un petit film de présentation de Lola projeté en boucle sur un écran. 

On mangea aussi 8 sortes de gâteaux confectionnés par Renée, arrosés d'hypocras... et de quelques autres vins de derrière les fagots.

ROCHEFORT en 1913 expo 2013

L'exposition organisée par la SGR à l'occasion des Journées du Patrimoine les 14 et 15 septembre, a obtenu un beau succès. Malgré la pluie, 330 visiteurs sont venus la voir.

 Si aujourd’hui on demande aux Rochefortais d’identifier leur ville, ils peuvent répondre : corderie royale, Hermione ou ateliers de la SOGERMA. Mais un siècle plus tôt, en 1913, qu’auraient-ils répondu ? Quels sont les bâtiments, les lieux de vie et de travail dans lesquels les habitants pouvaient reconnaître leur cité et s’identifier? Une dizaine de panneaux donnent à voir Rochefort à cette époque, en ne se limitant pas à ce que l’on appelle les « monuments historiques ». Ils sont complétés par une brochure illustrée. Les visiteurs pourront reconnaître des lieux, des constructions, comprendre des disparitions ou des transformations et mesurer ainsi combien les choses ont changé en 100 ans.

L'exposition restera en place jusqu'en janvier 2014. Elle sera visible chaque mercredi après-midi aux heures normales d'ouverture du Musée archéologique. Les groupes de personnes intéressées peuvent toujours demander à la visiter les autres jours en prenant rendez-vous (à notre adresse-mail ou au 05 46 87 59 91).

Un très belle brochure en couleurs de 56 pages est en vente (15€)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journées nationales d'archéologie juin 2013

Le Musée archéologique de la Vieille Paroisse a été exceptionnellement ouvert samedi 8 et dimanche 9 juin 2013 de 14h à 18h.

 Une quarantaine de visiteurs ont pu faire le tour de l'exposition permanente et surtout s'informer sur la redécouverte du redan dit "de la Paroisse", vestige de l'ancien rempart, près de l'emplacement où sera construit le cinéma multiplex. Toutes les explications étaient données sur un panneau et étaient complétées de vive voix par Philippe Duprat. 

 

 

 

Succès de la nuit des musées du 18 mai 2013

Sur les pas de Pierre Loti à Angkor

Malgré la pluie, une centaine de personnes ont visité notre musée samedi soir.

Ils étaient accueillis à l'entrée, illuminée par des lanternes rouges asiatiques, par Georges Krebs, en habit traditionnel, qui leur souhaitait la bienvenue en cambodgien. Ils ont assisté à la confection par Alain Dalançon de la soupe cambodgienne (poulet ananas) qui a été dégustée ensuite dans de petits bols. Renée Krebs qui a aidé à la confection de la soupe avait en outre préparé un merveilleux biscuit.

Après la sonnerie du gong prêté par une sociétaire, tout le monde a applaudi l'interview par A. Dalançon de Pierre Loti (joué par Daniel Foussier à droite) relatant son voyage du Pélerin d'Angkor,  devant une splendide broderie en soie vietnamienne prêtée par un autre sociétaire, tandis qu'étaient projetées par Philippe Duprat des images d'hier et d'aujourd'hui.

Chacun a pu admirer, pour la 1ère fois, le bois de char de procession hindou acheté par P. Loti et faisant partie des réserves du musée municipal  Hèbre de St-Clément, des photos du temple d'Angkor-Wat prises par l'écrivain en 1901 et des photos d'Emile Gsell prises au même endroit en 1866 (propriété de la SGR), ainsi que des objets ayant appartenu à P. Loti (vaisselle et livres).

Histoire de l'eau à Rochefort expo 2012

Cette exposition montée pour les journées du Patrimoine 2012 a duré jusqu'à fin janvier 2013

Elle s’inscrit dans le thème choisi des journées du Patrimoine : le « patrimoine caché »

Ce que l’on ne voit pas ou ne remarque pas dans l’espace public ou bien ce qui est réservé à l’espace privé voire intime, mais ce qui fait néanmoins bel et bien partie du Patrimoine, c’est-à-dire de notre héritage de civilisation, de notre histoire.

L’eau douce a toujours été l’élément sans doute le plus vital pour l’homme et sa vie en société. Elle est au centre des grands enjeux de l’avenir de l’humanité. Sa recherche, son exploitation, sa distribution, ses utilisations… ont donné lieu à travers les âges à des prodiges d’invention et de savoir-faire, à des lois, codes et réglementations mais aussi à des conflits. Elles ont mis à contribution presque toutes les sciences et techniques, comme les pratiques religieuses, ou les arts, de façon visible ou invisible dans l’espace public comme dans l’espace privé.

L’histoire de l’eau à Rochefort et dans ses environs permet d’illustrer ces différentes facettes de l’aventure humaine.

Nous avons laissé de côté l’utilisation des cours d’eaux – ici principalement la Charente – comme voie de communication ou source d’énergie, pour ne retenir que les autres utilisations de l’eau douce : boire, s’alimenter, laver et se laver, arroser, produire, prier…

L’exposition n’a cependant pas la prétention d’épuiser un si vaste sujet mais de proposer des repères thématiques, des jalons chronologiques dans une région où l’eau a toujours été un élément assez rare, d’autant plus que les besoins ont été croissants après la création de la ville-arsenal au XVIIe siècle.

Elle met l’accent sur les particularités des problèmes à Rochefort et dans ses environs et sur les façons dont les générations successives ont tenté de les régler. Elle cherche à souligner les essais, les nouveautés, comme les fortes continuités. Elle met aussi en évidence les difficultés issues de la dualité des autorités, d’un côté l’Etat avec les ministères de la marine puis de la guerre, de l’autre la Ville, qui ont certes collaboré mais qui ne se sont pas toujours bien entendues.

À partir de documents divers (cartes, plans, textes, photos) et de commentaires ordonnés sur 10 panneaux, d’objets présentés dans des vitrines ou des coins du musée, toute une histoire prend sens, du puits de la villa gallo-romaine de Pépiron au château d’eau de Rochefort du début de la IIIe République.

Du puisage de l’eau avec une seille en bois jusqu’à l’arrivée de l’eau courante au robinet des quartiers du centre, ce sont les progrès accomplis au cours de presque deux millénaires que le visiteur pourra mesure

1- Les curieux resteront un moment devant la carte géologique et quelques extraits de la thèse de notre ami Jean David sur l’hydrologie de la région, thèse soutenue en 1960, où il faisait l’inventaire de toutes les sources et nappes phréatiques locales à la base du Cénomanien et du Turonien

2- L’histoire que nous racontons commence au 1er siècle après JC avec les puits de la villa gallo-romaine de Pépiron. Vous noterez la continuité existante entre les vestiges de seilles en bois trouvées dans les puits et celle qui étaient encore d’usage courant au début du XXe siècle. Si la technique de fabrication du tuyau de plomb a évolué, le tuyau utilisé pour raccorder les concessions au réseau au XXe ressemble fort à celui du début de notre ère. Les vitrines du centre présentent ces canalisations, les vestiges trouvés dans les puits et les cruches trouvées dans la villa. Nous avons eu le souci d’inviter les visiteurs à faire des comparaisons avec des objets similaires plus récents afin qu’ils mesurent bien les continuités.

3- Nous faisons ensuite un grand saut chronologique pour faire le point au  moment où commence l’histoire de la ville-arsenal nouvelle au XVIIe, grâce à deux grands plans de 1665 et de 1688. On voit comment sont utilisées les trois types de ressources, la rivière, les puits et déjà les sources extérieures, celle d’Orange et de Lupin surs la rive gauche de la Charen,te et déjà les celles de Tonnay-Charente.

4-5- Nous nous étendons un peu plus longuement sur les grands travaux du milieu du XVIIIe mis en œuvre par la marine pour exploiter un peu mieux les sources de Tonnay-Charente. L’eau arrive dès lors en plus grande quantité dans l’arsenal et la ville. Depuis le château d’eau de la porte charente, elle est distribuée ensuite dans des grands fontaines. Celles de la Marine d’abord. La fontaine aux vivres aujourd’hui disparue qui se situait devant le magasin du même nom. Une gravure de Mercereau la représente avant les travaux de creusement des bassins n) et 2 de commerce sous le second empire et une vue stéréoscopique de 1862 nous la montre juste avant sa destruction alors que les travaux sont bien avancés.

6- La pompe à feu c'est-à-dire la machine à vapeur actionnant des pompes pour puiser l’eau de la Charente et l’acheminer vers un petit château d’eau à l’intérieur de l’hôpital maritime retient un peu plus longtemps notre attention . Elle fut à l’avant garde du progrès quand elle fut mise en service juste avant la révolution mais elle était bien dépassée sous la monarchie de Juillet. Notons que sous le 1er empire fut édifié un chateau d’eau dans la ville intra muros à l’emplacement exact où il fut reconstruit en 1874-76, il ne fut mis en service qu’en 1818, et était destinée à alimenter des bornes-fontaines en vielle pour irriguer les ruisseaux .Bel exemple de collaboration entre la ville et la marine mais aussi à l’origine de biens des problèmes sur le partage des responsabilités et des dépenses. La pompe à feu ne sera améliorée qu’après le creusement des bassins n° 1et 2, sans changer de place contrairement à ce que j’ai souvent entendu. Les plans et les photos avant (photo extraordinaire du début du Second Empire) et après les travaux l’atteste.

7- L’eau manquait toujours et celle des puits était de mauvaise qualité. Les Rochefortais s’en plaignaient constamment. On essaya de trouver des solutions au XIXe . Beaucoup d’essais infructueux, dont pourtant certains sont aujourd’hui des solutions d’avanir : désalination de l’eau de mer, filtrage de l’eau de la Charente, récupération des eaux pluviales…Creusement d’un puits artésien. Il fallut attendre 30 ans pour que jaillisse enfin l’eau en 19866-68 mais inutilisable en raison de sa température 43° et de son alcanité. Elle sera à l’origine du thermalisme à Rochefort mais beaucoup plus tard à partir des années 1960-70.

On améliora donc les puits, ceux se situant sur la voie publique. Il y en avait 64 rien qu’intra muros en 1847. L’un d’entre eux a été reconstitué en polystyrène grâce au talent de P. Deludin. Ils furent fermés progressivement et ceux qui restèrent (une 30 aine ) leurs propriétaires durent les transformer en pompes-fontaines pour pouvoir bénéficier d’une aide de la municipalité. Ce sont ces puits-fontaines qui ont été restaurés par l’ARCEF dans les années 1980 et dont il subsiste une douzaine d’exemplaires dans la ville

8-9- L’importance donnée à la salubrité et à l’hygiène au XIXe poussèrent sûrement à la recherche de solution. Notamment le choléra qui fit 542 victimes en 1849. tout comme l’affaire des buandiers dans les années 1860. ON abandonna le projet de capter les sources de Charcognier au S.O de Surgères pour finalement décider d’étendre le réseau d’approvisionnement à Tonnay-Charente. Vaste entreprise pour laquelle la Ville dut s’endetter lourdement en faisant construire l’usine de la Basse Coudre qui pulsait l’eau jusqu’au nouveau château d’eau reconstruit en 1874-76. L’eau courante arrivait enfin chez les propriétaires du centre qui louaient des concessions, à des  bornes-fontaines  publiques dont il fallut organiser la police. Les ruisseaux étaient irrigués et 13 urinoirs étaient disposé aux lieux stratégiques de la vilel réduisant ainsi les mauvaises odeurs dont se plaignaient continuellement les hbts et les visiteurs. La municipalité était si fière q’en 1878, elle décida d’envoyer à l’exposition universelle consacrée à la voirie, un grand portefeuille vert avec des aquarelles et des plans illustrant les progrès accomplis depuis 2 siècles.

Ainsi se termine ce travelling historique mais vous aurez aussi regarder tous les autres objets présentés dans les vitrines ou les coins du musée. Tous ne sont pas de beaux objets car ils étaient des objets usuels, courants. Nous avons eu le souci de montrer à la fois les continuités et les nouveautés. La révolution industrielle permettant de fabriquer des objets en masse en faïence ou en fer galvanisé, va révolutionner la toilette, comme le lavage. On se baigne plus fréquemment dans le tub voire  la baignoire comme on lave plus fréquemment quand on passe du bujour ou bugeoird à la lessiveuse.

On peut aussi admirer quelques belles pièces : la fontaine murale cuivre, la bouteille de bière de Rochefort, les cruches du XVIIIe, bénitiers portatifs et surtout ce magnifique tableau peint in situ dans une propriété voisine illustrant une partie des opérations de la bugée à la fin du XIXe .

Plus anciens pour qui ces objets réveilleront sans doute des souvenirs, plus jeunes qui pourront mesurer l’accélération de l’histoire, nous espérons que vous prendrez tous de l’intérêt et du plaisir à visiter cette exposition et à la faire connaître.

Joseph René Bellot expo 2011

Joseph René Bellot (1826-1853)  héros romantique de l’exploration polaire

Joseph René Bellot était un jeune officier de la Marine, élevé à Rochefort dans un milieu modeste, promis à une belle carrière. Il se noya accidentellement dans les glaces, lors de sa  seconde expédition navale dans l’océan Arctique, en 1853, à l’âge de 27 ans.

 Cette disparition, alors qu’il était à la recherche du passage du Nord-Ouest de l’Atlantique au Pacifique, sur les traces de l’expédition du navigateur-explorateur anglais Sir John Franklin, souleva à l’époque beaucoup d’émotion des deux côtés de la Manche.Tous les ingrédients du romantisme et de l’aventure moderne étaient en effet réunis : fin tragique d’un jeune homme d’origine populaire, déjà couvert d’honneurs et de récompenses pour ses seuls mérites ; engagement d’un militaire au service de la cause pacifique de la Science et de l’Humanité et croyant dans la Providence  ; ténacité désintéressée d’un jeune officier français pour aider la femme d’un marin anglais à retrouver son cher époux…À Greenwich près de Londres, une stèle en granit fut érigée en hommage à « l’intrépide jeune Bellot », tandis que la Royal geographical Society accepta de baptiser de son nom un détroit de deux km de large dans l’océan Arctique : Bellot Strait à 71° 58’ N. À Rochefort, un cénotaphe imposant et original fut sculpté à sa mémoire dans le cimetière, où il se trouve toujours.

Joseph René Bellot fait donc partie de ces quelques personnages « illustres » du patrimoine rochefortais, au temps de la splendeur de la Marine.

12 grands panneaux et 3 vitrines permettaient de reconstituer le parcours de Joseph René Bellot depuis son enfance jusqu’à sa disparition et enfin la conservation de sa mémoire. Elle a été préparée essentiellement à partir de documents (cartes, livres) lui ayant appartenu, que son jeune frère Anselme Bellot, marin lui aussi, donna à la SGR à la fin du XIXe siècle.. Ce dernier a déposé en outre en 1904 un fonds plus important à la Bibliothèque de Rochefort, dont des objets divers ont été transférés au musée de la ville. 

Cette exposition a été ouverte gratuitement au public durant les journées du Patrimoine des samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011. Elle s'est poursuivie  jusqu’en décembre. Une brochure a été éditée mais est aujourd'hui épuisée. Les personnes intéressées peuvent en demander le PDF.

Exposition Elisée Trivier 2010

Explorateur rochefortais méconnu

Cette exposition temporaire a été présentée pour la journée du Patrimoine 2010 et a duré juqu'à la fin de l'année

Elle a été préparée par Monique Foussier et Jean-Pierre Dinand, auteur d’une brochure sur cet explorateur, premier Français à avoir traversé l’Afrique d’Ouest en Est

Né à Rochefort le 15 mars 1842, Élisée Trivier fréquente le collège de sa ville natale jusqu’à 15 ans. Il interrompt alors ses études pour s’embarquer sur un caboteur.
Capitaine au long cours à 24 ans, il effectue des séjours en Amérique du Sud, en particulier en Argentine, et, à partir de 1884, il entreprend quelques périples en Afrique. Son grand projet, l’exploration du continent africain de Loango à Zanzibar, commence à prendre corps.
L’embarquement à Bordeaux le 20 août 1888 est la première étape d’une épopée qui se terminera à Zanzibar le 13 décembre 1889. Cette exploration, qui n’a pu être menée à son terme que grâce à l’incroyable résistance physique et psychique du personnage, a été effectuée dans des conditions matérielles d’une rigueur extrême ; elles sont décrites par Élisée Trivier lui-même dans son ouvrage Mon voyage au continent noir.
Le retour en France a été triomphal. Mais peu à peu le souvenir de l’exploit s’est estompé. L’explorateur décède le 23 octobre 1912, quasiment oublié de tous, y compris des Rochefortais. Certes, depuis 1934 un square de la ville porte son nom, mais ce baptême n’a pas fait l’objet d’une inauguration. Actuellement, sa notoriété est éclipsée par la statue de Pierre Loti qui trône en bonne place dans le square Élisée Trivier.
 

Exposition Amérique latine 2009

 

Amérique du Sud-expoNeuf grands panneaux commentés étaient consacrés à différents sujets et pays; deux gigantesques cartes étaient accrochées au mur; trois vitrines présentaient des livres, des photos, des manuscrits d'explorateurs; s'ajoutaient quelques tableaux et objets.

Une brochure permettait au visiteur curieux de compléter les informations des panneaux et de comprendre un peu mieux l'intérêt des documents présentés.

NB: Les sociétaires intéressés par des cartes ou des documents dont la liste suit (après cette introduction), peuvent en faire la demande en nous envoyant un courriel ; ils recevront gratuitement une copie numérisée. Les non-sociétaires peuvent également recevoir une copie payante: nous contacter.

 

INTRODUCTION de la brochure


L

es documents présentés témoignent de l’intérêt que les membres de la Société de Géographie de Rochefort vouèrent au continent américain durant la seconde moitié du XIXe siècle, au moment où les impérialismes européens et nord-américain rivalisaient pour étendre leur domination sur le monde. L’Europe en effet, dopée par la révolution industrielle et saisie par la fièvre de la seconde colonisation, se lançait de manière conquérante à l’assaut du partage de l’Afrique et de l’Asie.

La situation se présentait différemment sur le continent américain. Les Anglais avaient dû laisser se construire la démocratie des États-Unis d’Amérique ; les Français avaient dû abandonner le Canada, tout comme la Louisiane, et n’étaient plus présents que dans une partie des Antilles (Haïti ayant conquis son indépendance) et en Guyane. L’écroulement au début du XIXe s. de l’empire espagnol, qui dominait depuis trois siècles la majeure partie du Nouveau Monde, avait permis la création de nouveaux États indépendants dans toute l’Amérique hispanique (entre 1813 et 1828), tandis que le Brésil avait obtenu son indépendance du Portugal en 1822.

Après le traité de Tordesillas de 1494, où les deux puissances ibériques s’étaient partagé les terres découvertes et à découvrir, après la révolution américaine de la fin du XVIIIe s., la naissance concomitante de ces États indépendants constitue une troisième charnière fondamentale de l’histoire du continent. L’Europe n’y avait pas été étrangère.

  L’invasion de la péninsule ibérique par Napoléon en 1807-1808 fut l’événement déclencheur. Mais alors que le Brésil accéda à l’indépendance sans guerre, sans changement de famille régnante – le prince héritier Pedro devint empereur, constitutionnel tout de même – ni remise en question des hiérarchies sociales, l’Amérique hispanique éclata en multiples unités politiques. À la guerre civile entre partisans et adversaires de l’indépendance, s’ajouta la révolte sociale et des destructions matérielles importantes. Les nouvelles républiques hispaniques s’étaient aussi nourries des idéaux européens des Lumières de la fin du XVIIIe s., qui inspirèrent la Révolution française de 1789 et la constitution libérale espagnole de 1812 qui leur servit de modèle, sans rompre les liens commerciaux et culturels qui les unissaient au vieux monde.

  Une nouvelle page blanche semblait s’ouvrir pour l’histoire de ces nouveaux États créés entre Californie et Terre de Feu, dans ces vastes espaces peu peuplés et parfois non cartographiés parce qu’inexplorés par les Conquistadors et leurs descendants. Précisons que dans le même temps, en 1823, par la « déclaration Monroë », les États-Unis d’Amérique avaient posé deux principes qui inspirèrent par la suite leur politique permanente sur l’ensemble du continent américain : prohibition de toute nouvelle colonisation des Européens et non-intervention de leur part.

Le processus d’émancipation vis-à-vis d’un ordre impérial colonial ne déboucha cependant pas sur un panaméricanisme, même limité à l’Amérique hispanique. Le rêve du Libertador Simon Bolivar de constituer un vaste ensemble, de la Grande Colombie au Pérou, se solda par un échec. À sa mort en 1830, s’effondra le grand projet d’une fédération des nouveaux États. Car les indépendances furent acquises en ordre dispersé, opposant souvent des factions diverses. Contrairement à une mythologie tenace, la lutte victorieuse pour l’indépendance ne résulta pas de la montée de sentiments nationaux cherchant à secouer le joug tyrannique d’une colonisation devenue insupportable. Les nations latino-américaines ne préexistèrent pas aux États, elles en furent plutôt filles et dans la douleur des rivalités entre eux.

Une nouvelle carte politique s’édifia sur la base du découpage des anciens espaces juridictionnels coloniaux, non sans difficultés et parfois guerres entre nouveaux États-nations et factions à l’intérieur même de ces États. Les guerres d’indépendance avaient permis à l’armée de devenir un acteur politique de premier plan. Les caciques et caudillos s’appropriant le pouvoir par des pronunciamientos étaient promis à un bel avenir. Les régimes libéraux institués restaient en effet en contradiction avec des sociétés fortement hiérarchisées, n’excluant cepen-dant pas les mobilités sociales. Les contradictions entre régimes politiques modernes et persistance des liens personnels et corporatifs expliquent le clientélisme politique, les manipulations électorales et plus tard les populismes.

Cette construction des identités nationales différenciées poussa les élites créoles des nouveaux États à rechercher des modèles économiques et culturels, y compris en dehors de l’ancienne métro-pole espagnole. Les États européens, dont la France, en fournirent. D’autant plus facilement que ces derniers et leurs bourgeoisies conquérantes voyaient dans ces nouvelles républiques, des espaces nou-veaux, presque vierges, où pourraient se déployer leurs appétits de puissance et leurs intérêts. Les pays européens avaient en effet besoin de matières premières, de marchés pour écouler leur production et, pour certains, leur trop-plein de population.

Cet intérêt pour l’Amérique latine en Europe coïncidait avec le développement du goût pour les explorations, la création des sociétés de géographie. Divers nouveaux pays américains sollicitèrent l’aide des Européens, afin de mieux connaître leur géographie, fixer leurs frontières, inventorier leurs ressources, exploiter leur milieu naturel. Dans ce contexte, des dizaines de voyages et explorations furent organisés par des Européens, dont un certain nombre de Français, parmi lesquels Aimé Bonpland, Jules Crevaux, Henri Coudreau ou Emile-Arthur Thouar. Ces explorations étaient encouragées par les gouvernements européens qui s’en servaient pour élargir leur influence politique, économique et culturelle. Les nouveaux États restèrent d’ailleurs dans une situation de dépendance économique, soit des États-Unis soit des puissances européennes. Au « pacte colonial » s’était substitué une sorte de « pacte néo-colonial ».

Les cartes présentées, françaises ou américaines, au-delà de leur objectif scientifique, décrire et caractériser les espaces et les populations, correspondent aussi à tous ces enjeux. Cartographier, c’est en effet une certaine façon de s’approprier l’espace. La carte occupe un rôle majeur dans le processus d’identification de la nation, elle a pour fonction de consolider et de renforcer son existence. En l’occurrence, les cartes montrent bien que les frontières ont été l’expression de « rapports historiques et de pouvoir ».

Cette exposition constitue donc une modeste contribution documentaire à l’historiographie latino-américaniste au XIXe siècle, restée un peu le « parent pauvre » selon F.X. Guerra (voir Historiens et Géographes, bibliographie) â– 

Liste des cartes et documents exposés

Grille d’introduction : AMERIQUE LATINE. Généralités

Carte n° 0   Amérique du Sud, dressée par G. Pauly, sans date (années 1890), 1/25.000.000e, papier, impression couleurs (36 x 31 cm).

 

Panneau 1 :  MEXIQUE

 

Carte n° 1-1   Nouvelle carte du Mexique, du Texas et d’une partie des États limitrophes, A. M. Boué, Géographe du Roi, 1857, 1/1.000.000e , carte entoilée et pliante, impression noire rehaussée en couleurs (100 x 70 cm).

 

Carte n° 1-2   Essai d’une carte ethnographique du Mexique, V.-A. Malte-Brun, 1864, 1/7.000.000e, papier, impression couleurs (44 x 55 cm).

 

Carte n° 1-3   Carte du Yucatan et des régions avoisinantes pouvant servir aux explorations dans ce Pays, V.-A. Malte-Brun, 1864, 1/1.500.000e, papier, impression couleurs (48 x 58cm).

 

Panneau 2 :  PANAMA

 

Carte n° 2-1   Carte des isthmes interocéaniques d’après la carte publiée par le Commodore Ammen dans le bulletin de la Société de géographie américaine, 1/10.000.000e, papier, impression noire (30 x 24 cm).

 

Carte n° 2-2   Carte de l’isthme de Panama, n°6 de l’exposé comparatif des divers projets, reproduction d’une carte gravée par Ehrard, Paris, 1879, échelle 1/200.000e, papier, impression couleurs (56 x 45 cm)

 

Carte n° 2-3   Carte générale du Darien Occidental de Sans Blas à Chepillo, dressée par M.M. Wyse et Reclus lieut. de vaisseau, 1879, 1/200.000e, papier, impression couleurs (65 x 40 cm).

 

Cartes n° 2-4 et 2-4 bis   Plan des principaux chantiers, tracé du canal au 1er juin1883, Cie Universelle du Canal interocéanique, 1/20 000e, papier, impression couleurs (33 x 49 cm).

 

Panneau 3 :  GUYANES et missions CREVAUX

 

Carte n° 3-1   Le Contesté de l’Orénoque, page du journal Le Temps, 13 janvier 1900, (36 x 27 cm).

 

Carte n° 3-2   Guyane française, cartes d’études série D, service géographique des colonies, sans date, 1/1.500.000e, papier, impression noire, (65 x 54 cm).

 

Carte n° 3-3   Missions du Docteur Crevaux dans l’Amérique équatoriale 1876-1881, Société de Géographie de Paris, sans date, 1/ 20.000.000e, papier, impression couleurs, (18 x 27 cm).

 

Carte n° 3-4   Guyane française et cours du Yari, Docteur Jules Crevaux, 1877, 1/3.000.000e, papier, impression couleurs (36 x 30 cm).

 

Panneau 4 :  Haute AMAZONIE

 

Carte ° 4-1   Croquis general de los Rios Estudios por la comision explorado del istmo Fitz-Garrald, Juan M. Torres, 1902, sans échelle, papier, impression noire + marron (70 x 80 cm).

 

Carte n° 4-2   Mapa que comprende las ultimas exploraciones y estudios verificados desde 1900 hasta 1906, 1906, 1/1.000.000e , papier, impression noire + marron (58 x 80 cm).

 Panneau 5 :  Communications fluviales et chemins de fer

 

Carte n° 5-1   Croquis de los rios Napo y Putumayo, Rafael E. Baluarte, Lima, 1905, (correjido y aumentado en 1907 por Camilo Vallejos Z.), 1/1.000.000e, papier, impression couleurs (62 x 111 cm).

 

Carte n° 5-2   Plano del rio Amazonas peruano, Dibujo de Hompler y Vallejos Z., 1908, 1/500.000e, papier, impression couleurs (50 x 103 cm).

 

Carte n° 5-3   Brazil Ralway Company, 1912, 1/3.875.000e, papier, impression couleurs (57 x 45 cm).

 

Panneau 6 :  PÉROU andin

 

Carte n° 6-1   Mapa historico y geografico de los valles de Paucartambo, Sociedad geografica de Lima, Scipion E Llona, 1904, 1/200.000e, papier, impression couleurs (56 x 74 cm).

 

Carte n° 6-2    Plano del Cuzco, estudio de la conduco del aqua, Enrique E. Silgado, Mauro Valderrama, 1900, 1/5.000e, papier impression noire + marron (83 x 57 cm).

 

Panneau 7 :  PARAGUAY

 

Carte n° 7-1   Mapa de la Republica del Paraguay, formada por el Coronel D. Alfredo M. du Graty, 1866, papier, 1/ 350.000e, impression noire + surlignage en couleurs (67 x 57 cm).

 

Carte n° 7-2   Mapa de Misiones, Carlos R. Gallardo, Instituto Geografico Argentino, 1898, 1/40.000e ,papier, impression couleurs (80 x 63 cm).

 

Panneau 8 :  ARGENTINE

 

Carte n° 8-1   Cours du Pilcomayo, A.Thouar, 1903, sans échelle, papier, impression noire (29 x 36 cm).

 

Carte n° 8-2   Carte du détroit de Magellan (levée de 1826 à 1834 par les capitaines Phillip Parker Fing et Robert Fitz Roy), Dépôt général de la Marine, 1838, papier, impression noire (65 x 95 cm).

 

Carte n° 8-3   Mapa de la Republica Argentina, 1884, 1/9.000.000e, papier, impression couleurs (57 x 33cm)

 

TRANSEPT  Sud

 

Au mur est   Affiche du canal de Panama (pour la conférence de M. Ritt à la Société de Géographie de Rochefort) 1881, (240 x 240 cm). 

 

Au mur ouest   Mapa del departamento de Loreto, 1906, 1/1.000.000e, lithographie en couleurs, (170 x 190 cm).

 

Vitrine sur la table   Livres et revues, Aimé Bonpland.

Dessins coloriés d'angelots, réalisés par un "Barcelonnette", vers 1940, à l'occasion d'un mariage

Anciens Atlas du XVIIIe et XIXe siècles

 

TRANSEPT  Nord

 

Grille   Carte des affluents de la rive gauche de l’Amazone, par H. Coudreau, 1899, papier, impression noire + marron (54 x 73 cm). Renseignements sur Henri Coudreau

 

Vitrines   Documents sur les explorateurs français : Jules Crevaux, Emile Arthur Thouar.

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Exposition Indo-Chine française 2008

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Exposition 2007 : L'Afrique française au XIXe siècle

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